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Urinoir sans eau Ti'Pi installé dans une école française, exemple concret d'économie d'eau potable et d'écologie sanitaire

Un collège de 209 garçons dans les Pyrénées-Atlantiques. Une école primaire dans le Pays Basque. Une ville de bord de mer qui renouvelle sa confiance. Et à des milliers de kilomètres, des agriculteurs du Vermont qui arrosent leurs champs avec de l’urine collectée en ville. Ces histoires ont un point commun : elles montrent, chiffres à l’appui, que réduire la consommation d’eau potable n’est pas une utopie. C’est une réalité documentée, mesurée, et reproductible.

Voici ce que les pionniers de l’urinoir sans eau ont vraiment économisé — et ce que leurs expériences nous enseignent sur l’urgence de changer nos habitudes sanitaires.


Table des matières


Le collège Sainte-Marie de Saint-Jean-de-Luz : 50 787 litres sauvés en trois mois

C’est l’un des cas les mieux documentés de la transition vers les urinoirs sans eau dans l’éducation nationale française. En juillet 2019, le collège Sainte-Marie de Saint-Jean-de-Luz décide de remplacer ses 6 urinoirs classiques par des modèles sans eau Ti’Pi. Le directeur, sensible aux enjeux du gaspillage de l’eau potable en France, confie ses sanitaires à une rénovation complète.

Le résultat ? Dès la rentrée de septembre, avec 209 garçons utilisant les installations, 50 787 litres d’eau potable ont été économisés en seulement trois mois. Le calcul est simple mais éloquent : 3 mictions par jour en moyenne, 1,5 litre d’eau économisé par chasse, 4,5 jours de scolarité par semaine, sur un trimestre entier.

“Nous estimons qu’à raison de 3 mictions par jour en moyenne utilisant à l’origine 1,5L d’eau potable par chasse, sur 4 jours et demi par semaine, en l’espace de trois mois, ce sont 50 787 litres d’eau potable qui ont déjà été sauvés du gaspillage.”
— Ti’Pi, retour d’expérience collège Sainte-Marie

Ce modèle démontre que la fertilisation par l’urine n’est pas une pratique marginale : c’est une filière en structuration, validée scientifiquement, qui détourne les nutriments (azote, phosphore) des stations d’épuration pour les rediriger vers les sols agricoles. En France, des acteurs comme Ti’Pi proposent déjà des kits de récupération d’urine pour permettre cette valorisation à l’échelle individuelle ou collective.


Ce que ces cas concrets nous enseignent

Ces expériences, de Saint-Jean-de-Luz au Vermont, dessinent une même trajectoire. Elles montrent que :

  • L’urinoir sans eau fonctionne, dans des conditions variées, avec des publics différents, dans des contextes climatiques distincts
  • Les économies sont mesurables et immédiates : les résultats apparaissent dès le premier trimestre d’utilisation
  • L’effet d’échelle est réel : plus le déploiement est large, plus les économies d’eau potable sont significatives
  • La valorisation de l’urine est une opportunité, pas une contrainte : l’engrais naturel issu de la collecte d’urine est une ressource agricole précieuse, riche en azote et en phosphore
  • L’acceptabilité sociale n’est pas un obstacle : que ce soient des enfants d’école primaire, des collégiens ou des habitants de villes, l’adaptation se fait rapidement
Contexte Équipements installés Économie mesurée
Collège Sainte-Marie, St-Jean-de-Luz 6 urinoirs 50 787 L en 3 mois
Groupe scolaire St-Vincent, Hendaye 10 urinoirs + cuve jusqu’à 500 000 L/an
Ville de Saint-Jean-de-Luz 23 urinoirs 575 000 L en 6 mois
Groupe scolaire 641 garçons (anonyme) 7 urinoirs 100 m³ en 1 trimestre
Ville de Tours 2 blocs urinoirs en cours de mesure

La France fait face à un déficit d’investissement structurel dans ses infrastructures hydrauliques, à des ressources sous tension et à un prix de l’eau potable qui a augmenté de 28 % en 14 ans. Dans ce contexte, chaque litre économisé compte — et ces cas concrets prouvent que les outils pour y parvenir existent, sont accessibles, et donnent des résultats documentés.


Questions Fréquentes (FAQ)

Combien de litres d’eau économise vraiment un urinoir sans eau par an ?

Cela dépend du nombre d’utilisateurs et de la fréquence d’utilisation. Dans un établissement scolaire accueillant 200 garçons, un seul urinoir sans eau peut économiser entre 12 000 et 20 000 litres par an selon les estimations mesurées sur le terrain. Pour un établissement de 600 élèves équipé de 7 à 10 urinoirs, les économies annuelles dépassent couramment 100 000 litres. Dans une ville avec 23 urinoirs en service, ce sont 575 000 litres qui peuvent être économisés en un seul semestre.

L’urinoir sans eau est-il adapté aux établissements scolaires ?

Oui, et les retours d’expérience le confirment unanimement. Les enfants s’adaptent rapidement aux nouveaux équipements. Les avantages constatés dans les écoles incluent : disparition des mauvaises odeurs (plus de chasse d’eau oubliée), sols moins souillés, réduction des coûts de maintenance, et une valeur pédagogique forte sur les enjeux de l’eau. Plusieurs établissements ont d’ailleurs étendu leur installation initiale après avoir constaté les résultats positifs.

L’urine collectée peut-elle vraiment servir d’engrais naturel ?

Oui. L’urine non diluée est naturellement riche en azote, phosphore et potassium — les trois nutriments essentiels à la croissance des plantes. Des programmes comme celui du Rich Earth Institute au Vermont (BBC, 2025) collectent l’urine à l’échelle régionale, la pasteurisent, et la fournissent aux agriculteurs qui en font la demande. En France, Ti’Pi propose des kits de récupération d’urine avec guide d’utilisation au jardin. La dose recommandée est de 1 volume d’urine pour 10 volumes d’eau.

Quel est le retour sur investissement d’un urinoir sans eau ?

Le retour sur investissement dépend du prix local de l’eau et du volume d’utilisation. En France, avec un prix de l’eau à 4,69 €TTC/m³ en 2024, les économies générées par un urinoir sans eau très fréquenté peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par an. Les spécialistes estiment un retour sur investissement entre 2 et 5 ans selon l’intensité d’utilisation, avant quoi l’équipement continue de générer des économies nettes pendant des décennies.

Les villes françaises adoptent-elles vraiment les urinoirs sans eau ?

Oui, et le mouvement s’accélère. Tours, Saint-Jean-de-Luz, Arcangues, Guéthary, Urrugne, Toulouse… De nombreuses communes françaises ont déjà intégré des urinoirs sans eau dans leur stratégie de développement durable. Certaines, comme Saint-Jean-de-Luz, ont renouvelé leurs commandes après avoir mesuré les résultats. La dynamique est clairement celle d’une généralisation progressive, portée par les objectifs du Plan Eau gouvernemental qui vise une réduction de 10 % des prélèvements d’eau d’ici 2030.


Chiffres Clés

📊 575 000 litres d’eau potable économisés en 6 mois par la ville de Saint-Jean-de-Luz grâce à 23 urinoirs sans eau (Source : Envirotrole / Ti’Pi)

💡 75 % de réduction de la consommation d’eau potable constatée au groupe scolaire Saint-Vincent d’Hendaye après installation d’urinoirs et toilettes sans eau (Source : stvincent.eus)

🌱 84 000 litres/an économisés avec seulement 5 urinoirs dans une école de 200 garçons — soit l’équivalent de plus d’un demi-million de litres sur 6 ans (Source : Envirotrole)

💧 -10 % de prélèvements d’eau : objectif national du Plan Eau français d’ici 2030, dont les urinoirs sans eau sont l’un des leviers concrets et immédiatement déployables (Source : SDES/Bilan environnemental 2024)


Conclusion

Les chiffres ne mentent pas. Que ce soit dans un collège de 209 élèves à Saint-Jean-de-Luz, dans une école primaire d’Hendaye, dans les rues de Tours ou dans les champs du Vermont, la transition vers des sanitaires sans eau produit des résultats mesurables, documentés et reproductibles.

La réduction de la consommation d’eau potable n’est pas une promesse abstraite : c’est une réalité que des dizaines d’établissements scolaires, de collectivités et d’entreprises vivent au quotidien. Et la boucle se referme élégamment lorsque l’urine collectée, au lieu de partir à la station d’épuration, devient un engrais naturel qui nourrit les sols agricoles.

Face à un prix de l’eau en hausse constante, à des ressources sous tension et à un déficit structurel d’investissement dans les infrastructures hydrauliques françaises, l’urinoir sans eau n’est pas un gadget écolo. C’est un outil économique, hygiénique et environnemental dont les performances sont désormais prouvées sur le terrain.

La question n’est plus de savoir si ça marche. La question est : pourquoi attendre ?


Sources : Ti’Pi (tipi.eco) · Envirotrole · Groupe scolaire Saint-Vincent, Hendaye (stvincent.eus) · BBC — Rich Earth Institute, Vermont (mars 2025) · Ville de Tours, Rapport développement durable 2025 · OFB/SISPEA 2024 · SDES/Bilan environnemental 2024 · Plan Eau, Gouvernement français 2023

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